Archives par mot-clef : Maurice ROLLINAT

Maurice ROLLINAT (1846-1903) : La meunière

La meunière, une forte et rougeaude jeunesse, Chantait dans sa charrette en piquant son bardeau ; Tout à coup, l'animal quittant son pas lourdaud, Partit brusque ! il venait de sentir une ânesse. Celle-ci, l'ayant vu du fond du brouillard … Continuer la lecture

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Maurice ROLLINAT (1846-1903) : A l’inaccessible

Argile toujours vierge, inburinable airain, Magicien masqué plus tyran que la femme, Art ! Terrible envoûteur qui martyrise l'âme, Railleur mystérieux de l'esprit pèlerin ! Il n'est pas de poète insoumis à ton frein Et tous ceux dont la gloire … Continuer la lecture

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Maurice ROLLINAT (1846-1903) : Fin d’hiver

Par ce temps si bénin, après tant de froidure, Dans les grands terrains gris, sur les coteaux chenus, On a l'impression parmi ces arbres nus D'un très beau jour d'été sans fleurs et sans verdure. Les pieds ne glissent plus … Continuer la lecture

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Maurice ROLLINAT (1846-1903) : Le mauvais mort

Viande, sourcils, cheveux, ma bière et mon linceul, La tombe a tout manié : sa besogne est finie ; Et dans mon souterrain je vieillis seul à seul Avec l'affreux silence et la froide insomnie. Mon crâne a constaté sa … Continuer la lecture

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Maurice ROLLINAT (1846-1903) : Le cri du coeur

Rondement, Mathurin Mène dans sa carriole La Dame qui s'affole De filer d'un tel train. Elle crie au trépas ! Le vieux dit : " Not' maîtresse, N'soyez point en détresse Puisque moi j'y suis pas. Si y'avait du danger … Continuer la lecture

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Maurice ROLLINAT (1846-1903) : La châtaigneraie

Gloire à cette rencontre, en ces fonds de la Marche, Surgissant, après tant de tours et contremarches, D'une châtaigneraie, immense, en vétusté, Comblant tout un ravin de son énormité ! Vivent ces châtaigniers, monstres et patriarches, Lugubres frères noirs en … Continuer la lecture

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Maurice ROLLINAT (1846-1903) : Réponse d’un sage

Un jour qu'avec sollicitude Des habitants d'une cité L'avaient longuement exhorté :A sortir de sa solitude : " Qu'irais-je donc faire à la ville ?Dit le songeur au teint vermeil, Regardant mourir le soleil, D'un air onctueux et tranquille. Ici, … Continuer la lecture

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Maurice ROLLINAT (1846-1903) : Pendant la pluie

Après une chaleur si dure Tout se rafraîchit pour l'instant. La pluie est absorbée autant Par le roc que par la verdure. Terrains noirs, sillons bruns et roux, Prés et bois, les pentes, les trous, Toute la campagne qui songe … Continuer la lecture

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Maurice ROLLINAT (1846-1903) : De la même à la même

Le souvenir d'un rêve à chaque instant m'arriveComme un remords subtil à la fois âcre et cher,Et pour me soulager il faut que je t'écriveLe redoutable aveu qui fait frémir ma chair : Sur les bords d'un lac pur où … Continuer la lecture

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Maurice ROLLINAT (1846-1903) : Le vieux pêcheur

Au fil de l'eau coulant sans bruit, Triste et beau comme un vieux monarque, Perche en main, débout dans sa barque, Le pêcheur aspirait la nuit. Son extase mal contenue Rivait, pleins de larmes, ses yeux Au grand miroir mystérieux … Continuer la lecture

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