Archives de catégorie : Poètes classiques

Tristan CORBIERE (1845-1875) : Petit coucher

(risette) Le plaisir te fut dur, mais le mal est facileLaisse-le venir à son jour. A la Muse camarde on ne fait plus d'idylle ;On s'en va sans l'Ange – à son tour – Ton drap connaît ta plaie, et … Continuer la lecture

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José-Maria de HEREDIA (1842-1905) : Epigramme votive

Au rude Arès ! A la belliqueuse Discorde !Aide-moi, je suis vieux, à suspendre au pilierMes glaives ébréchés et mon lourd bouclier,Et ce casque rompu qu'un crin sanglant déborde. Joins-y cet arc. Mais, dis, convient-il que je tordeLe chanvre autour … Continuer la lecture

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Nicolas BOILEAU (1636-1711) : A M. Racine

Que tu sais bien, Racine, à l'aide d'un acteur,Emouvoir, étonner, ravir un spectateur !Jamais Iphigénie en Aulide immoléeN'a coûté tant de pleurs à la Grèce assemblée,Que dans l'heureux spectacle à nos yeux étaléEn a fait sous son nom verser la … Continuer la lecture

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Ernest d’HERVILLY (1839-1911) : A la Lousiane

Sous l'azur enflammé le vieux MississipiFume. – Il est midi. – Les tortuesDorment. Le caïman aux mâchoires pointuesBâille, dans le sable accroupi. Les cloches ont sonné le breakfast dans la plaine ;Et l'on n'aperçoit plus, là-bas,Dans les cannes à sucre … Continuer la lecture

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Alphonse de LAMARTINE (1790-1869) : Le golfe de Baya,

près de Naples Vois-tu comme le flot paisibleSur le rivage vient mourir !Vois-tu le volage zéphyrRider, d'une haleine insensible,L'onde qu'il aime à parcourir !Montons sur la barque légèreQue ma main guide sans efforts,Et de ce golfe solitaireRasons timidement les bords. … Continuer la lecture

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Léon-Pamphile LE MAY (1837-1918) : L’univers est un poème …

Mystérieux moment où l'on commence à vivre…La matière s'anime à ton souffle, mon Dieu.L'âme qu'elle a reçue est un rayon de feuQui remonte vers toi, prisonnier qu'on délivre. Et la vie est partout. Comme on lit dans un livre,Dans le … Continuer la lecture

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Charles BAUDELAIRE (1821-1867) : Hymne à la beauté

Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l'abîme,Ô Beauté ! ton regard, infernal et divin,Verse confusément le bienfait et le crime,Et l'on peut pour cela te comparer au vin. Tu contiens dans ton oeil le couchant et l'aurore ;Tu répands … Continuer la lecture

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Philippe DESPORTES (1546-1606) : Chaste soeur d’Apollon dont je suis éclairé

Chaste soeur d'Apollon dont je suis éclairéLe jour comme la nuit, déité redoutableQue la force d'Amour a connue indomptable,Amour des autres dieux tant craint et révéré, Vois ce pauvre Actéon sans pitié dévoré Par ses propres pensers d'une rage incroyable,Pour … Continuer la lecture

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Charles BAUDELAIRE (1821-1867) : Sisina

Imaginez Diane en galant équipage,Parcourant les forêts ou battant les halliers,Cheveux et gorge au vent, s'enivrant de tapage,Superbe et défiant les meilleurs cavaliers ! Avez-vous vu Théroigne, amante du carnage,Excitant à l'assaut un peuple sans souliers,La joue et l'oeil en … Continuer la lecture

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Ondine VALMORE (1821-1853) : Moriture

Regarde ! avec amour la terre se couronne ; Sous les vents attiédis son front rêve et frissonne ; L'herbe rajeunissante habille le rocher Où les nids amoureux vont déjà se cacher. Regarde ! à flots pressés la sève monte … Continuer la lecture

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