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Etienne PASQUIER (1529-1615) : Celui vraiment savait bien la manière …

Celui vraiment savait bien la manièreComme il allait de l'un à l'autre état,Quand, comparant l'avocat au soldat,Les fit loger dessous même bannière.L'un va bravant d'une lance guerrière,L'autre, bragard, de sa langue s'ébat,Tous deux vaillants, l'un de ces deux combatEn un … Continuer la lecture

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) : Manque d’illusions

I Muse, rappelle-toi l'enfant aux genoux maigres que nous vîmes, gonflés de rancune et d'amour, prendre nonchalamment le chemin du retour sous mille arbres blessés de ses rires allègres ; sans trop y réfléchir aux gloires de ce corps le … Continuer la lecture

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) : Comme parle et se tait une fille des hommes

Comme parle et se tait une fille des hommes Comme de grands secrets sont formés par son corps Quel étrange plaisir, à cette heure où nous sommes Aussi libres de tout que les esprits des morts, Aussi légers, abandonnés, sûrs … Continuer la lecture

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) : Le corps fermé comme une jeune rose

Le corps fermé comme une jeune rose Celle qu'Amour ne désunissait pas Qui disposait pour nous entre les choses L'oeuvre excellente et pure de ses pas Dont les cheveux donnaient le goût de vivre Et dont les mains faisaient le … Continuer la lecture

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Jacques PELLETIER DU MANS (1517-1582) : A ceux qui blâment les mathématiques

Tant plus je vois que vous blâmezSa noble discipline,Plus à l'aimer vous enflammezMa volonté encline. Car ce qui a moins de suivants,D'autant plus il est rare,Et est la chose entre vivantsDont on est plus avare. Il n'est pas en votre … Continuer la lecture

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Etienne PASQUIER (1529-1615) : Je ne nourris dans moi qu’une humeur noire …

Je ne nourris dans moi qu'une humeur noireChagrin, fâcheux, mélancolic, hagard, Grogneux, dépit, présomptueux, langard,Je fais l'amour au bon vin et au boire.De mon esprit toutefois je fais gloire,Pour le penser être frisque et gaillard,Et ne tenir nullement du vieillard,Mais … Continuer la lecture

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) : Récréation

Muse des champs je vous rejoins. Ouvrez votre aile, mon amie, nous allons conquérir la pluie et mille foudres dans les foins. Ce minuit pâle, je l'accueille, où le peuplier des jardins hésite, se plie, et soudain, pêche la lune … Continuer la lecture

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) : Pour veiller ce soir d’hiver

A Eric de Haulleville Pour veiller ce soir d'hiver Verse le thé, plus amer Et violent que le fer, Où est le plaisir des sages. Tu te penches sur ce thé Tu y cherches la santé Les vertus, la vérité … Continuer la lecture

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) : Que m’importe de vivre heureux, silencieux

A Marcel Arland Que m'importe de vivre heureux, silencieux, Un nuage doré pour maison, pour patrie. Je caresse au hasard le corps de mon amie, Aussi lointaine, hélas ! et fausse qu'elle veut. Qui êtes-vous enfin ? qui parle ? … Continuer la lecture

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Marcel PROUST (1871-1922) : Je contemple souvent le ciel de ma mémoire

Le temps efface tout comme effacent les vagues Les travaux des enfants sur le sable aplani Nous oublierons ces mots si précis et si vagues Derrière qui chacun nous sentions l'infini. Le temps efface tout il n'éteint pas les yeuxQu'ils … Continuer la lecture

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