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Charles CROS (1842-1888) : Ballade des souris

Où trouver la côte et la merGroënland, Afrique, Islande, Espagne,Où je pourrais m'en aller fier,Moi qui n'ai pas trouvé mon pair ?J'ai la misère pour compagneEt dans l'appartement désertOn n'entend pas un souffle d'air.Les souris sont à la campagne. Mais … Continue reading

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Tristan CORBIERE (1845-1875) : Nature morte

Des coucous l'Angelus funèbreA fait sursauter, à ténèbre,Le coucou, pendule du vieux, Et le chat-huant, sentinelle,Dans sa carcasse à la chandelleQui flamboie à travers ses yeux. – Ecoute se taire la chouette…- Un cri de bois : C'est la brouetteDe … Continue reading

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André CHÉNIER (1762-1794) : Les esclaves d’Amour ont tant versé de pleurs

Les esclaves d'Amour ont tant versé de pleurs ! S'il a quelques plaisirs, il a tant de douleurs !Qu'il garde ses plaisirs. Dans un vallon tranquille Les Muses contre lui nous offrent un asile ; Les Muses, seul objet de … Continue reading

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François COPPÉE (1842-1908) : A Paris, en été, les soirs sont étouffants…

A Paris, en été, les soirs sont étouffants.Et moi, noir promeneur qu'évitent les enfants,Qui fuis la joie et fais, en flânant, bien des lieues,Je m'en vais, ces jours-là, vers les tristes banlieues.Je prends quelque ruelle où pousse le gazonEt dont … Continue reading

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Pierre CORNEILLE (1606-1684) : Epitaphe sur la mort de damoiselle Elisabeth Ranquet

Ne verse point de pleurs sur cette sépulture,Passant ; ce lit funèbre est un lit précieux,Où gît d'un corps tout pur la cendre toute pure ;Mais le zèle du coeur vit encore en ces lieux. Avant que de payer le … Continue reading

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Charles CROS (1842-1888) : Je ne vous ferai pas de vers

Sonnet Je ne vous ferai pas de vers, Madame, blonde entre les blondes, Vous réduiriez trop l'univers, Vous seriez reine sur les mondes. Vos yeux de saphir, grands ouverts,Inquiètent comme les ondes Des fleuves, des lacs et des mers Et … Continue reading

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Tristan CORBIERE (1845-1875) : Paris nocturne

C'est la mer : – calme plat – et la grande marée,Avec un grondement lointain, s'est retirée.Le flot va revenir, se roulant dans son bruit.Entendez-vous gratter les crabes de la nuit ? C'est le Styx asséché : le chiffonnier Diogène, … Continue reading

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André CHÉNIER (1762-1794) : La jeune Locrienne

" Fuis, ne me livre point. Pars avant son retour ;" Lève-toi ; pars, adieu ; qu'il n'entre, et que ta vue" Ne cause un grand malheur, et je serais perdue !" Tiens, regarde, adieu, pars : ne vois-tu pas … Continue reading

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François COPPÉE (1842-1908) : Souvenir du Danemark

A la princesse D….. C'est un parc scandinave, aux sapins toujours verts,Où le vent automnal courbe les fleurs d'hiversDans les vases de marbre ancien sur la terrasse ;Et la vierge royale en qui revit la raceDes brumeux Suénon dont son … Continue reading

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Guillaume COLLETET (1598-1659) : Les Muses bernées

Qu'il faut avoir l'esprit bizarre et de travers Pour suivre avec ardeur les Muses à la trace! Les gueuses qu'elles sont mettent à la besace Ceux à qui leurs secrets ont été découverts. Depuis que j'ai trouvé la source des … Continue reading

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