Tag Archives: Jules LAFORGUE

Jules LAFORGUE (1860-1887) : Petites misères d’hiver

Vers les libellulesD'un crêpe si blanc des baisersQui frémissent de se poser,Venus de si loin, sur leurs bouts cicatrisés,Ces seins, déjà fondants, ondulentD'un air somnambule… Et cet air enliseDans le défoncé des divansRembourrés d'eiders dissolvantsLe Cygne du Saint-Graal, qui rame … Continue reading

Posted in    > L, Poètes classiques | Tagged , | Leave a comment

Jules LAFORGUE (1860-1887) : Dans la rue

C'est le trottoir avec ses arbres rabougris.Des mâles égrillards, des femelles enceintes, Un orgue inconsolable ululant ses complaintes, Les fiacres, les journaux, la réclame et les cris. Et devant les cafés où des hommes flétrisD'un oeil vide et muet contemplaient … Continue reading

Posted in    > L, Poètes classiques | Tagged , | Leave a comment

Jules LAFORGUE (1860-1887) : Je ne suis qu’un viveur lunaire…

Je ne suis qu'un viveur lunaireQui fait des ronds dans les bassins,Et cela, sans autre desseinQue devenir un légendaire. Retroussant d'un air de défiMes manches de mandarin pâle,J'arrondis ma bouche et – j'exhaleDes conseils doux de Crucifix. Ah ! oui, … Continue reading

Posted in    > L, Poètes classiques | Tagged , | Leave a comment

Jules LAFORGUE (1860-1887) : Les chauves-souris

C'est qu'elles m'ont l'air bien folles, ce soir,Les cloches du couvent des carmélites !Et je me demande au nom de quels rites….Allons, montons voir. Oh ! parmi les poussiéreuses poutrelles,Ce sont de jeunes chauves-sourisFolles d'essayer enfin hors du nidLeurs vieillottes … Continue reading

Posted in    > L, Poètes classiques | Tagged , | Leave a comment

Jules LAFORGUE (1860-1887) : Hypertrophie

Astres lointains des soirs, musiques infinies,Ce Coeur universel ruisselant de douceur Est le coeur de la Terre et de ses insomnies.En un pantoum sans fin, magique et guérisseurBercez la Terre, votre soeur. Le doux sang de l'Hostie a filtré dans … Continue reading

Posted in    > L, Poètes classiques | Tagged , | Leave a comment

Jules LAFORGUE (1860-1887) : La petite infanticide

Ô saisons d'Ossian, ô vent de province,Je mourrais encor pour peu que t'y tinssesMais ce serait de la démence Oh! je suis blasée Sur toute rosée Le toit est crevé, l'averse qui passe En évier public change ma paillasse, Il … Continue reading

Posted in    > L, Poètes classiques | Tagged , | Leave a comment

Jules LAFORGUE (1860-1887) : La mélancolie de Pierrot

Le premier jour, je bois leurs yeux ennuyés…. Je baiserais leurs pieds, À mort. Ah ! qu'elles daignent Prendre mon coeur qui saigne !Puis, on cause…. – et ça devient de la Pitié ;Et enfin je leur offre mon amitié. … Continue reading

Posted in    > L, Poètes classiques | Tagged , | Leave a comment

Jules LAFORGUE (1860-1887) : Pierrots, I

C'est, sur un cou qui, raide, émerge D'une fraise empesée idem, Une face imberbe au cold-cream, Un air d'hydrocéphale asperge. Les yeux sont noyés de l'opium De l'indulgence universelle, La bouche clownesque ensorcèle Comme un singulier géranium. Bouche qui va … Continue reading

Posted in    > L, Poètes classiques | Tagged , | Leave a comment

Jules LAFORGUE (1860-1887) : Climat, faune et flore de la lune

Des nuits, ô Lune d'Immaculée-Conception,Moi, vermine des nébuleuses d'occasion,J'aime, du frais des toits de notre Babylone,Concevoir ton climat et ta flore et ta faune. Ne sachant qu'inventer pour t'offrir mes ennuis,Ô Radeau du Nihil aux quais seuls de nos nuits … Continue reading

Posted in    > L, Poètes classiques | Tagged , | Leave a comment

Jules LAFORGUE (1860-1887) : L’éternel Quiproquo

Droite en selleA passéMad'moiselleAïssé ! Petit cœur si joli !Corps banal mais alacre !Un colisDans un fiacre. Ah ! les flancsTout brûlantsDe fringalesSéminales, Elle écoutePar les routesSi le corD'un Mondor Ne s'exhalePas encor !- Oh! raffale- Moi le corps Des … Continue reading

Posted in    > L, Poètes classiques | Tagged , | Leave a comment