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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) : Les rues et les verres vides

Les rues et les verres vides La grande fraîcheur des mains Rien de cassé Rien de sali Rien d'inhumain Cordialement bonjour, bonsoir Je suis paresseux tu vois En bonne santé A la santé du paysage L'amateur de rues aérées Si … Continue reading

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) : Grande bête dorée, Amour couleur de femme

Grande bête dorée, Amour couleur de femme Les bras ouverts, debout au milieu du chemin Que faites-vous de moi dans cette blanche flamme ? Soutiendrais-je longtemps son éclat inhumain ? Laissez donc ma sagesse étendre un peu ses ailes, Passer … Continue reading

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) : A la limite de la lumière et de l’ombre

A la limite de la lumière et de l'ombre Je remue un trésor plus fuyant que le sable Je cherche ma chanson parmi les bruits du monde Je cherche mon amour au milieu des miracles Un poème commence où la … Continue reading

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Marcel PROUST (1871-1922) : Afin de me couvrir de fourrure et de moire

A Jean Cocteau. Afin de me couvrir de fourrure et de moireSans de ses larges yeux renverser l'encre noireTel un sylphe au plafond, tel sur la neige un ski Jean sauta sur la table auprès de Nijinsky. C'était dans un … Continue reading

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) : J’ai bu du rhum

Joie ardente, corps nouveau Hors des vagues de la danse Vive enfin ta violence Ton orgueil et tes sursauts ! Ah, mon plaisir ! Il te faut Adorer avec silence, Tout cet été qui s'élance Qui s'épuise dans les eaux … Continue reading

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Jean PASSERAT (1534-1602) : Sur un mai

Ce mai que j'ai planté, belle pour qui j'endure Et qui trop m'avez fait endurer sans raison,Quelque chose a de vous : je fais comparaisonDe votre beauté jeune à sa belle verdure.Le chêne est un dur arbre, et vous êtes … Continue reading

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) : Églogue désolée

Amour dont je chéris la fourrure mouillée quand remue à ton cou ce minable ornement, laisse-moi du beau corps que tu meus sagement peindre la vraie image austère et dépouillée. Je t'emporte avec moi, masque de porcelaine, silencieux esprit de … Continue reading

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) : Le voyageur prévoyant

Ma ville a des chemins serrés comme des herbes S'écoulant le long d'elle et recouvrant son corps. Tous également purs, également superbes, Ces fleuves bigarrés n'ont pas besoin de ports. Chaque jour, je le crois, contient une marée Qui grandit … Continue reading

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Etienne PAVILLON (1632-1705) : Prodiges de l’esprit humain

Tirer du ver l'éclat et l'ornement des Rois, Rendre par les couleurs une toile parlante, Emprisonner le temps dans sa course volante, Graver sur le papier l'image de la voix ; Donner aux corps de bronze une âme foudroyante, Sur … Continue reading

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Marcel PROUST (1871-1922) : Albert Cuyp I

Cuyp, soleil déclinant dissous, dans l'air limpide Qu'un vol de ramiers gris trouble comme de l'eau, Moiteur d'or, nimbe au front d'un boeuf ou d'un bouleau, Encens bleu des beaux jours fumant sur le coteau, Ou marais de clarté stagnant … Continue reading

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