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Georges RODENBACH (1855-1898) : Les miroirs, par les jours abrégés des décembres

Les miroirs, par les jours abrégés des décembres,Songent-telles des eaux captives-dans les chambres,Et leur mélancolie a pour causes lointainesTant de visages doux fanés dans ces fontainesQui s'y voyaient naguère, embellis du sourire ! Et voilà maintenant, quand soi-même on s'y … Continue reading

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Arthur RIMBAUD (1854-1891) : Les assis

Noirs de loupes, grêlés, les yeux cerclés de baguesVertes, leurs doigts boulus crispés à leurs fémurs,Le sinciput plaqué de hargnosités vaguesComme les floraisons lépreuses des vieux murs ; Ils ont greffé dans des amours épileptiquesLeur fantasque ossature aux grands squelettes … Continue reading

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Rainer Maria RILKE (1875-1926) : L’aurai-je exprimé, avant de m’en aller

L'aurai-je exprimé, avant de m'en aller, ce coeur qui, tourmenté, consent à être ? Étonnement sans fin, qui fus mon maître, jusqu'à la fin t'aurai-je imité ? Mais tout surpasse comme un jour d'été le tendre geste qui trop tard … Continue reading

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Maurice ROLLINAT (1846-1903) : La roue de moulin

Les nuages traînant leurs blocs Autour du soleil qui les troue,On voit reflamboyer la roue Du moulin bâti dans les rocs. Et la chose monstre qui tourne Noire, en son clair rutilement, Bat des mousses de diamant Dans la ruelle … Continue reading

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Jean RICHEPIN (1849-1926) : Sonnet moderne

Elle mit son plus beau chapeau, son chapeau bleu, Et la robe que nul encor n'a dégrafée. Puis elle releva la boucle ébouriffée Que sa voilette avait fait redescendre un peu. Elle se dit : – C'est mal, très-mal! Et … Continue reading

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Georges RODENBACH (1855-1898) : Dans l’étang d’un grand coeur…

Dans l'étang d'un grand coeur quand la douleur s'épancheComme du soir, et met un tain d'ombre et de nuitSous la surface en fleur de cette eau longtemps blancheQui, durant le soleil et le bonheur enfui, N'avait rien reflété que le … Continue reading

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Arthur RIMBAUD (1854-1891) : Aube

J'ai embrassé l'aube d'été. Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte. Les camps d'ombres ne quittaient pas la route du bois. J'ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes … Continue reading

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Rainer Maria RILKE (1875-1926) : N’es-tu pas notre géométrie

N'es-tu pas notre géométrie, fenêtre, très simple forme qui sans effort circonscris notre vie énorme ? Celle qu'on aime n'est jamais plus belle que lorsqu'on la voit apparaître encadrée de toi ; c'est, ô fenêtre, que tu la rends presque … Continue reading

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Maurice ROLLINAT (1846-1903) : La vieille échelle

Gisant à plat dans la pierraille,Veuve à jamais du pied humain,L'échelle, aux tons de parchemin,Pourrit au bas de la muraille. Jadis, beaux gars et belles filles,Poulettes, coqs, chats tigrésMontaient, obliques, ses degrés,La ronce à présent s'y tortille. Mais, une margot … Continue reading

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Jean RICHEPIN (1849-1926) : Sonnet Moyen-Age

Dans le décor de la tapisserie ancienneLa chatelaine est roide et son corsage est long. Un grand voile de lin pend jusqu'à son talon Du bout de son bonnet pointu de magicienne. Aux accords d'un rebec la belle musicienne Chante … Continue reading

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